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Ateliers sur l'aménagement de la rue Jules Barni et la chaussée Jules Ferry à Amiens Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par ALEP 80   
05-12-2010

Ateliers surl’aménagement de la rue Jules Barni et la chaussée Jules Ferry à Amiens

 

Avis de XavierDesjonquères, Président de l'Alep 80 sur la méthode

 

A l’issue du premier atelier du 22novembre 2010 sur le réaménagement de la rue Jules Barni et de lachaussée Jules Ferry, j’avais des remarques à faire sur laméthode. L’organisation du deuxième atelier du 2 décembre n’afait que confirmer mon opinion. Aucun espace de discussion sur laméthode ne nous a été offert et les quelques tentativesd’intervention en début de séance ont été arrêtées.

Vouloir faire « voguerl’imagination » pour « dessiner » les rues, commele dit le JDA du 1° décembre, sans fournir de données et sansdiscuter les hypothèses de base, infantilise les citoyens et évacuetout débat politique sur les modes de vie en société. Cela nepermet pas de préparer le compromis dont la nécessité a été fortjustement rappelée dans l’introduction du 22 novembre.

 

Le manque de données

 

  •  Les trottoirs

 

Des citoyens sont invités à choisirentre des trottoirs de 1m50 et 2m50. La largeur actuelle destrottoirs n’est pas donnée. Aucun élément n’est fourni pouraider à la réflexion sur la largeur nécessaire pour se croiser àdeux, trois ou quatre sur un trottoir. Aucune comparaison n’estproposée sur des largeurs de trottoirs bien vécues dans divers casde figure (présence de commerces ou d’équipements scolaires) etselon les flux piétons.

Ainsi une participante pensait que letrottoir faisait un mètre de large entre la gare et la rue Riolan(2m05 en réalité) et proposait de l’élargir à 1m50 car elle lejugeait trop étroit.

 

  • Les bus

 

Il nous est dit que la vitesse des busest trop basse et qu’il faut donc une circulation en site propre.Mais on ne nous donne rien pour expliquer la faible vitesse. Est-ce àcertains endroits ou partout ?Est-ce du aux embouteillages, auxfeux rouges, au nombre d’arrêts, à la durée de la montée dansles bus ? Est-ce à certaines heures et certains jours ?Quelles sont les différents types de solution pour améliorer lavitesse ?

 

  • Le stationnement

 

On voit bien que le nombre de places nepourra que diminuer et certains pressentent que c’est la volontéinavouée de la municipalité. Quel est le nombre de places surchaque tronçon de l’axe (places gratuites et places payantes) ?quel est le taux de saturation selon les heures et les jours ?Quel est le stationnement à la journée des salariés du secteur oudes usagers du train ? quel est le stationnement des résidents ?Quels types de solutions sont envisageables pour les commerces, lesétablissements scolaires, les salariés, les résidents ? Quelsexemples satisfaisants existent ailleurs ?

 

 

  • L’absence de cadrage politique

 

Aucun rappel des lois n’est fait :loi sur l’air et l’utilisation raisonnée de l’énergie qui ainstauré les plans de déplacements urbains, lois Grenelle. Ceslois, fruits de larges débats nationaux et respectueusesd’engagements internationaux, visent à réduire la place de lavoiture pour respecter la santé et l’avenir de la planète.

Aucun rappel n’est fait du PDUapprouvé en 2002 par Amiens Métropole à l’issue d’une enquêtepublique et d’une certaine concertation avec des associations.

Le respect de ces cadres impose que ledébat en vue d’un compromis ne porte pas sur l’opportunité dedonner moins de place à la voiture sur l’axe Barni-Ferry mais surla manière de le faire.

Annoncer comme l’a fait Thierry Bontéque la réflexion doit respecter l’exigence d’un site propre pourles bus est un raccourci politique qui ne facilite pas l’adhésionde ceux qui craignent la mise en cause de leur mode de vie. Ce sitepropre est une décision prise par Amiens Métropole en 2002 dans lecadre du PDU et non pas une nouvelle invention. Il faut en rappelerles fondements et éventuellement le remettre en cause si une autresolution peut avoir la même efficacité sur cet axe ( l’exemple dela route d’Abbeville est-il adapté,).La manière dont s’esteffectué le 2 décembre le recul sur l’exigence d’un site propreen double sens ressemble à un début de déroute qui encouragera lesopposants et qui confirmera aux yeux de tous que la méthode deconcertation n’est pas bonne.

 

Le cheminement proposé

Frédéric Charley a rappelé le 2décembre que les techniciens proposaient aux citoyens de faire lemême cheminement qu’eux pour rechercher des solutions. Pour ne pasrajouter au désordre du début de réunion et pour éviter deparaître provocateur, je n’ai pas dit ce que je pensais : « etsi le cheminement des techniciens était mauvais ? ». S’ilfait abstraction des préalables que j’évoque ci dessus, j’ai laconviction que le cheminement des techniciens est inadapté.

Je ne conteste pas l’intérêt detester avec des images la capacité de la rue, mais ce n’est qu’unepetite partie de la démarche. Le recensement des solutions proposéespar les groupes sans enregistrement des motifs, questions etcommentaires des participants fait perdre une grande partie del’intérêt de l’exercice si l’on veut préparer la recherched’un « compromis ».

Si je me réfère au JDA du 20 octobre,je constate qu’on n’a pas pu « partager un état deslieux », faute de données et faute d’interprétationcollective de l’exercice « ce que j’aime et ce que jen’aime pas ». On n’a pas eu de discussion sur les objectifsannoncés : « améliorer la circulation des bus, mieuxpartager l’espace entre les autos, les piétons, les vélos etfavoriser la vie locale ».

 
 
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