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Écrit par Comité Bitterois du MNLE   
16-12-2011

Communiqué

 CONTRE  LA  FRENESIE  DE  BETONNAGE :  APPEL  AUX  CITOYENS 

Vers 1950, la ville de Béziers ne couvrait que 200 ha environ. Soixante ans plus tard, elle en couvre deux mille soit dix fois plus pour une population à peine accrue, passée de 65.000 à 75.000 habitants. Et dans son plan local d’urbanisme soumis en 2008 à enquête publique, la Mairie voulait bétonner 1.150 ha de plus ! Pour cela elle n’hésitait pas à sacrifier des zones naturelles précieuses comme le Grand Bois (dernier vestige des forêts qui couvraient la commune avant l’invasion de la vigne) et à urbaniser des zones exposées à de forts  risques d’inondation ou de glissement de terrain. C’est irresponsable. 

La dispersion de l’habitat en périphérie allonge tous les réseaux (d’eau potable, d’égout, d’électricité, de gaz, etc) dont le coût par habitant devient insupportable. 

Dans une ville qui s’étale, l’auto devient indispensable, multipliant ces gaz à effet de serre contre lesquels la mairie prétend vouloir lutter avec son plan « climat énergie ». 
Pourquoi les promoteurs et autres investisseurs rénoveraient-il le vieux centre de Béziers tant qu’on leur offrira en périphérie d’innombrables zones bien plus faciles et bien moins coûteuses à aménager ? Nous croirons à la volonté municipale de réhabiliter le vieux centre quand il sera mis fin à l’étalement urbain. 
Le bétonnage des espaces agricoles et naturels est encore plus frénétique dans certaines communes du Biterrois qu’à Béziers. Si la plaine littorale de l’Hérault attire tant d’entreprises, de nouveaux résidents et de touristes, c’est parce que notre environnement naturel a été mieux préservé qu’ailleurs. En bétonnant et goudronnant sans limite, nos élus sont en train de détruire ce qui rendait notre territoire attractif. Ils tuent la poule aux œufs d’or.   
Le SCOT du Biterrois devait, nous avait-on assuré, mettre fin à tous ces désordres en planifiant sagement l’utilisation du sol à grande échelle. Or le SCOT  ralentit un peu le rythme de l’étalement urbain mais autorise sa poursuite . 
On ne peut visiblement pas compter sur les élus pour sauver ce qui reste de notre patrimoine communal. Si les citoyens ne veulent pas que leur commune ressemble un jour à Benidorm ou à la banlieue parisienne, il est urgent pour eux de taper sur la table et de se faire entendre. 
  

Pour le comité biterrois du MNLE  Robert CLAVIJO  tél : 04 67 76 28 56

  

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