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La labellisation énergétique dans le bâtiment ancien Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
12-03-2009
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Si le cadre réglementaire actuel est clair en ce qui concerne la construction neuve (Réglementation Thermique 2005 en vigueur), ce n’est pas le cas pour la rénovation. En effet d’après l’arrêté du 3 mai 2007, s’il donne des indications minimales pour chaque élément remplacé, ne fournit pas de cadre général aux travaux.

Dans l’optique d’obtenir une performance globale de l’enveloppe allant au-delà de la réglementation, des labels ont été crées pour les constructions neuves. Parmi eux on retrouve Minergie (Suisse), BBC-Effinergie (France) et Passivhaus (Allemagne). Ces labels, s’ils se placent dans des référentiels différents, ont tous pour but de fournir au client ou au maître d’œuvre un contexte général dans le quel effectuer les travaux.

Ces labels ont ensuite été adaptés à la rénovation de l’habitat ancien. Dans le cas de Minergie comme d’Effinergie, les exigences sont une consommation maximale de 80kWh/m² et par an pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Des mesures de perméabilité à l’air des parois sont également effectuées.

Le Grenelle de l’Environnement ayant inscrit la rénovation du parc résidentiel comme une des priorités pour la réduction de la consommation d’énergie en France (-38% d’ici 2020), il est fort à penser qu’un le référentiel Effinergie va devenir la norme réglementaire à court terme. Cela sera en effet le cas pour les bâtiments neufs en 2012.

Toutefois, la question reste entière : Les labels sont-ils la réponse adaptée à une rénovation massive du parc ? Des exigences trop élevées ne risquent-elles pas d’entraîner un surcoût impossible à surmonter pour les propriétaires ?

Le marché de la rénovation est estimé potentiellement entre 800 et 1600 milliards d’euros (sur une base de 200 à 400€/m² rénové). Il est clair qu’au vu de la situation financière actuelle, l’intégralité de ces travaux ne pourra être réalisée. Si des dispositifs d’incitation financière existent, ils ne favorisent que faiblement la possibilité des ménages à mobiliser les liquidités nécessaires à ces travaux de grande envergure.

On observe également un phénomène de surenchère technologique au niveau des matériaux employés. Cela est particulièrement visible sur les fenêtres ou le surcoût engendré entre un double et un triple vitrage n’est pas justifié du point de vue des performances thermiques.

De plus, les solutions les moins chères dans le cadre de la rénovation impliquent souvent la réduction au maximum des surfaces vitrées, et la recherche de l’étanchéité maximale entraîne de nombreuses erreurs de la part de personnes mal informées. On se retrouve donc avec des « maisons-thermos » qui perdent leur rapport avec l’extérieur. On peut légitimement s’interroger sur les implications sociales de tels travaux.

Plutôt que sur des exigences entraînant des travaux globaux et des solutions technologiques trop coûteuses, le MNLE préfère insister sur une hiérarchisation de la rénovation basée sur le temps de retour sur investissement via les économies d’énergie réalisées. Dans le cas d’un bâtiment ancien on considère le plus souvent que le toit est la première source de déperdition. C’est donc la première cible des travaux. Viennent ensuite les murs et les fenêtres, dont le temps d’amortissement est beaucoup plus long.

Plus d'infos sur Les Jardins de l'Energie

 
 
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