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Numéro 115

Mars 2014

 

Dossier

Europe : quelle politique environnementale ?

 

 

 

La transition énergétique : contributions au débat

Le MNLE est très impliqué dans la transition énergétique. Il a rédigé plusieurs textes qui enrichissent le débat.

Pour une transition efficace et sociale  - Mars 2013

Politique publique et pôle public des énergies : propositions pour un atelier de rédaction d’un projet de loi  - Janvier 2013

Pour un pôle de l'écologie sociale  - Octobre 2012

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19ème Université d'été  

Du 23 au 30 août 2014 à Piriac-sur-Mer (44)

"Comment produire et consommer autrement ?"

Pré-programme et bulletin d'inscription

 

 

   

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Pour qui souffle le vent ?

Un approche territoriale des énergies renouvelables 

de François Cosserat

104 pages - Broché

Prix : 18€ + 4€ de frais d'envoi 

Bon de commande

Kit de communication  

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Pôles et services publics et économie sociale pour un développement durable, solidaire et souhaité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
04-09-2009
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Le texte ci-dessous est le résultat des travaux effectués lors de l'université d'été du MNLE, qui s'est déroulée du 22 au 28 août 2009 à Alenya (Pyrénées-Orientales). Elle avait pour thème "Pôles et Services Publics"

Les ressources naturelles ne sont pas illimitées. Le système de production et de consommation de ces dernières décennies, expression de la toute puissance des marchés concurrentiels spéculatifs et l’effacement de la puissance publique derrière les groupes financiers a généré un gâchis de ces ressources. Ce système a atteint ses limites. Aujourd’hui, il dégrade les écosystèmes et le climat et met en cause à terme la vie sur la planète. 

La gravité de la situation est essentiellement due à l’incapacité de l’organisation économique et politique à produire un développement respectueux de l’homme et de la nature.

La raréfaction relative des ressources en énergies fossiles n’échappe pas à cette analyse. Leur pillage et leur gaspillage sont à la source de nos difficultés avec son corollaire de dégâts environnementaux et sociaux, de spéculation et la stérilisation de la créativité technologique.

De 1945 à 1975, pendant les Trente Glorieuses, le pouvoir politique a su impulser une politique industrielle de haut niveau. Par exemple, les seules véritables innovations dans le domaine de la production électrique ont été menées jadis par EDF, entreprise nationale à qui la puissance publique déléguait le soin de définir et de gérer le service public de l’électricité. Cette conception est dépassée mais il faut retrouver cet esprit constructif.

Dans le contexte d’urgence écologique et sociale, il faut donc poser l’objectif de construire des services et des pôles publics et dynamiser l’économie sociale. Il faut définir les contenus d’une politique industrielle permettant de satisfaire les besoins sociaux dans le respect de l’homme et de la nature. Le rôle primordial du politique nécessite un développement sans précédent de la démocratie sous toutes ses formes et d’une culture de paix afin de bannir la violence et l’ingérence humanitaire comme moyens de régler les conflits.

Il faut trouver des moyens financiers pour construire un bon cadre de vie pour les neuf milliards d’Hommes qui devraient habiter notre planète vers 2050. On peut les trouver dans le recyclage de crédits destinés à l’armement notamment nucléaire, dans la taxation des fonds spéculatifs.

Une réforme de la fiscalité doit permettre une meilleure répartition des richesses, une nouvelle protection sociale et environnementale inscrite dans la production des biens et des services. Le travail est la source des richesses mais leur production doit tenir compte de l’usage des ressources naturelles. Il ne s’agit ni de taxer (même sur le carbone) ni de culpabiliser le consommateur, mais d’adosser l’autonomie et la liberté des individus sur l’élaboration collective d‘activités productives respectueuses de l’homme et de la nature.

Les différents intervenants à l’université d’été du MNLE ont montré que ces préoccupations étaient partagées. L’heure est donc à la convergence des forces politiques, syndicales et associatives qui placent leurs ambitions au delà d’un verdissement du capitalisme et de la création d’une fiscalité écologique.

A chacun selon ses besoins ! Faisons revivre cette vieille utopie ! Des services publics renouvelés, des pôles publics associant tous les acteurs de la vie économique, notamment ceux de l’économie sociale, avec des objectifs démocratiquement définis prenant bien en compte le long terme, peuvent créer une dynamique parfaitement différente de celle du marché encadré par une règle du pollueur – payeur. Replaçons l’homme et la nature au cœur de notre envie de vivre.

 
 
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