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Edito du numero 101 : Allègre et Courtillot, de biens mauvais croisés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
29-04-2010

Vincent Courtillot a su mobiliser les médias pour mettre en doute les explications de la communauté scientifique internationale, données par le GIEC, sur les relations entre énergie et climat. Son collègue Claude Allègre avait déjà tenté cette opération. il en remet une couche avec l'édition d'un nouveau livre. Toute cela au nom de la raison et de la science.

Cet ouvrage fourmille d'erreurs. La thèse principale de V. Courtillot s'appuie sur une corrélation entre l'activité solaire et les la température moyenne de la planète via les variations du champ électromagnétique terrestre. Ces données sont démenties. Et de toutes manière, corrélation ne veut pas dire relation de cause à effet. Mais qu'importe...

Le GIEC n'a jamais nié la variabilité naturelle du climat. Heureusement, d'ailleurs... La dernière session a affirmé avec plus de force que la précédente que les modifications climatiques constatées étaient très probablement dues aux activités humaines, en ajoutant que, si nous n'y prenons garde, leur impact sera de plus en plus fort, donc de plus en plus insupportable.

Cette position ne s'appuie pas seulement sur une corrélation historiquement vérifiable sur 800 000 ans entre la température et la teneur de l'atmosphère en gaz carbonique et méthane. Elle s'explique par les propriétés physico-chimiques des gaz présents dans l'atmosphère. Elle se modélise pour retracer le climat bien connu des dernières décennies. Cet ensemble cohérent de connaissances n'est pas dépourvu d'incertitudes. Mais il n'y a là rien de rédhibitoire pour un système aussi complexe que le climat.

La science a encore beaucoup de progrès à faire, notamment pour mieux connaître la variabilité naturelle du climat. L'hypothèse de Vincent Courtillot est probablement une des hypothèses à développer. Mais en aucun cas elle ne peut remettre la relation entre changement climatique et émissions de gaz à effet de serre.

Il faut certes combattre les intégrismes, mais le duo Allègre-Courtillot ne prend ni la bonne méthode, ni les bons arguments. Il obscurcit le chemin du progrès au nom de la science en prenant beaucoup de distance avec la déontologie scientifique. Nous ne crierons pas au complot, mais le GIEC a été rudement attaqué au moment où se déroulait le sommet de Copenhague. il a bien résisté, bravo. L'essentiel est de hausser le niveau des actions pour maîtriser le changement climatique. Le lecteur trouvera matière à refléxion dans ce numéro. 

 
 
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