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Edito du numéro 104 : l'énergie après Fukushima Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
18-07-2011

Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Elle a notamment rappelé que le risque est planétaire et que c'est à ce niveau qu'il doit être traité. L'Europe doit non seulement être exemplaire mais être force de propositions. Ce numéro de Naturellement ouvre des pistes.

Peut-on se passer du nucléaire civil si la société veut résoudre simultanément les questions de la maîtrise du risque climatique, de l'évolution démographique et de la disparition des inégalités sociales ? La réponse est non. Et ce d'autant plus que le productivisme, prédateur des ressources naturelles et du travail humain, a cueilli les énergies fossiles sans se préoccuper du lendemain. Disons très clairement que les formes actuelles de production, dites renouvelables, d'énergie électrique ne sont pas satisfaisantes. La recherche a pris du retard.

Même si nous le connaissons mal, le prix des énergies ne sera plus ce qu'il était. Les techniques mises en oeuvre pour piller les ressources fossiles coûtent moins cher que celles qui respectent le cycle du carbone. Encore faut-il rejeter tout fatalisme et remarquer que le nucléaire civil occupe une bonne place, même si on tient compte du coût des mesures de mise à niveau de la sécurité, du traitement des déchets et du démantèlement.

Il n'est d'ailleurs pas simple de se faire une opinion précise. L'énergie est devenue une marchandise. Les marchands n'ont aucun intérêt à créer une transparence économique.

Nous sommes donc amenés à changer de paradigme. Le droit à l'énergie ici et ailleurs, la rénovation des politiques de service public et le développement de politiques industrielles forment un trio sur lequel on peut aseoir des objectifs sociaux et environnementaux ambitieux. Encore faut-il amender le vieux rêve technocratique de faire le bonheur du peuple malgré lui. Ce sont les besoins sociaux qu'il faut satisfaire dans le respect du travailleur, de l'usager et de l'environnement.

Le lecteur trouvera donc dans ce numéro informations et arguments lui permettant de se forger une volonté de participer à la construction de cette dynamique. Le MNLE ne réclame aucune exclusivité mais souhaite ardemment des partenariats entre les forces qui agissent pour un nouveau développement durable, solidaire, souhaité. C'est d'ailleurs le sujet de son université d'été.

 

François Cosserat 

 

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