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Edito du numéro 105 : Prévenir et traiter les déchets : comment faire ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
31-10-2011

Pour une maîtrise sociale du risque

 

Sortir ou non du nucléaire ? Fukushima repose la question. En matière d'énergie, il y a consensus assez général sur le triptyque "sobriété, efficacité, énergies renouvelables", et sur le fait que sortir du nucléaire prendrait du temps. Mais dissensus sur le reste.

Objectivement, nous ne savons pas aujourd'hui bien tirer parti de l'énergie solaire qui peut être une source inépuisable d'énergie. Mais dissensus sur le reste.

Objectivement, le nucléaire de quatrième génération peut nous des solutions pour des millénaires. Et pourtant le débat sur l'épuisement de l'énergie fait rage. Il est objectivement vrai que l'accès à l'énergie va être de plus en plus difficile dans les prochaines décennies.

Paradoxe ? Oui et non.Oui si l'on se contente de regarder la surface des choses. Non si on se contente de regarder la surface des choses. Non si on est persuadé que l'énergie n'est pas chose abstraite - des TEP-, mais répond à une satisfaction des besoins qui est elle-même déformée par des rapports sociaux et des rapports de production. La recherche du profit et la financiarisation de l'économie ont produit un mode d'accès à l'énergie sous la forme d'une cueillette de ressources historiquement accumulées. Cette intrusion massive du passé dans notre environnement présent n'est pas soutenable. Nous sommes dans l'ère des énergies fossiles. Nous devons en sortir. La notion de période transitoire est maintenant de plus en plus avancée. Ce qui est profondément juste. Si transition il y a, c'est que vous n'avons pas les moyens, ni politiques, ni techniques, pour sortir de cette situation. Sommes-nous en train de les construire ? On peut en douter. Le verdissement du capitalisme a pour objectif de maintenir les rapports sociaux dont on voit la nocivité. L'antagonisme sur le nucléaire civil aboutit à dévier le débat sur une problématique technique alors que le terrain politique est primordial. L'énergie est une question de civilisation. C'est maintenant bien connu.

Bien des adversaires du nucléaire en sont convaincus. Cette question pourrait petre un nouveau consensus. Ce n'est pas le cas. Il faudrait s'accorder sur des enjeux et des moyens non velléitaires pour bien satisfaire, ici et aillaurs, les besoins de sept milliards d'êtres humains en respectant l'homme et la nature, et notamment le climat.

Dans cette approche, il faut objectivement reconnaître que la contribution du nucléaire est incontournable pour les prochaines décennies. Mais pas sans conditions. L'article de Mohamed ElBaradei paru dans le Monde du 28 septembre devrait être médité. Il rejoint des propositions de la FNME-CGT. Pourquoi ne pas faire de la rencontre de Durban de décembre prochain un sommet mondial de la gestion du risque nucléaire ? Créons les conditions pour nos descendants puissent sereinement régler la question de leur bien-être avec ou sans nucléaire. 

François Cosserat 

 

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