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Edito du numéro 107 : L'eau est un bien commun de l'humanité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
12-03-2012

Pour un pôle public de l'eau

 

En juin 2010, les Nations Unies ont reconnu l'accès à l'eau comme un droit commun fondamental. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Le Forum de l'Eau, qui se tient à Marseille, pourra-t-il faire avancer l'exercice de ce droit ? Le Forum Alternatif (FAME), auquel participe activement le MNLE, va exercer une pression constructive.

L'eau est une ressource assise sur le bassin versant d'un fleuve et ses affluents. Le désert s'installe lorsque le réseau hydrographique disparaît. L'eau est donc source de vie. L'accès à l'eau potable n'est pas accordé à des millions d'hommes. C'est le premier scandale de l'humanité.

L'eau est aussi le réceptable de rejets de toutes sortes. Elle rend un reflet de nos façons de faire qui finissent par polluer les océans. Un récent rapport de l'ONU, édité dans le cadre de Rio+20, signale notamment que les menaces sur la vie marine ne sont pas seulement dues à la surpêche mais aux pollutions et aux atteintes aux milieux littoraux.

La France n'échappe pas à ces problématiques. La précarité sociale est synonyme d'une restriction de l'accès à l'eau pour la satisfaction de besoins élémentaires. On ne meurt pas de soif en France mais le droit à l'eau n'est pas équitablement réparti. Les ressources en eau potable sont polluées à des degrés divers. Les structures sanitaires nationales et européenne s'intéressent à de nouvelles substances dont l'utilisation serait réduite ou interdite. C'est un problème plus général de santé publique et d'écologie.

Si la situation des océans est abordée, celle des sols l'est beaucoup moins. A tort, car la protection des eaux passe par celle des sols. Le sol de culture n'est plus utilisé que comme un support de culture aidé par la chimie. Le cycle biogéochimique de l'azote a notamment explosé. Les conséquences sur le climat et les eaux souterraines ne sont pas soutenables.

Les ressources doivent donc faire l'objet de politiques de prévention quantitatives et qualitatives qui remettent en cause la manière de produire et de consommer. La question de l'eau potable n'en est qu'un des aspects. A tous les niveaux, du local au global, la puissance publique doit se doter des moyens de maîtriser une politique de l'eau. Cette coopération et cette interdépendance peuvent s'exprimer dans un pôle public de l'eau ouvert sur la solidarité et la citoyenneté. Nous y reviendrons. 

François Cosserat 

 

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