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Edito du numéro 112 : L'intelligence humaine n'est pas un fléau ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
01-07-2013

L’intelligence humaine n’est pas un fléau !

 

La notion d’économie des besoins gagne du terrain. Mais une question affecte l’unité de pensée et d’action de ceux qui estiment, légitimement, qu’il faut renverser la logique du système pour répondre à cette crise globale : les limites des ressources.

 

Prenons l’exemple de l’énergie. La consommation au rythme actuel des énergies fossiles menace gravement le climat, donc l’humanité. Et leur relève par les énergies renouvelables n’est pas assurée. Ces dernières présentent en effet des carences qualitatives et quantitatives, comme le détaille l’ouvrage Pour qui souffle le vent ? (Editions du MNLE). Il faudra du temps, beaucoup d’argent et des ruptures technologiques pour en assurer une production fiable, production qui est et sera, de toute façon, d’un coût plus élevé de celle des autres énergies. Le recours à la biomasse, le meilleur « récepteur solaire » aujourd’hui, se heurte de même à des contraintes fortes. En bref, pour quelques décennies encore, la notion de limites s’appliquera aussi à ces énergies.

 

Intervient ici la question du nucléaire. Il faudrait pouvoir réduire drastiquement les consommations pour prétendre à la fois se passer du nucléaire et des fossiles carbonés. Percevant la difficulté, ceux qui soutiennent un tel objectif disent qu’il y faudra du temps et suggèrent un recours accru au gaz. Mais quid, alors, du climat ? Prenez encore la rénovation thermique de l’habitat ancien : la recherche de performances élevées, pourtant fixée pour objectif, apparaît hautement difficile.

 

Peut-on se passer du nucléaire ? Tout le monde ou presque admet que ce n’est pas possible dans les 30 ans qui viennent. Ensuite ? Personne n’est capable de le dire, mais il est fort probable que le recours à la seule énergie solaire, sous toutes ses formes effectivement abondantes, offre un avenir possible mais à très long terme, et aujourd’hui utopique sauf en cas de décroissance absolue.

 

Réduire notre empreinte sur les ressources et la nature est absolument nécessaire. Mais entre décroissance relative et décroissance absolue, il y a une énorme différence, celle d’un choix de société. Est-ce bien dans ces termes que la question est posée ? On est très loin du « verdissement » du capitalisme qui semble avoir la sympathie officielle. Dans l’intérêt d’une autre politique, sachons faire la clarté et une synthèse qui permette d’aller de l’avant pour que la société se pose les bonnes questions. L’intelligence humaine n’est pas un fléau !

 

François Cosserat         

 

                   

 
 
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