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Edito du numéro 113 : Où en est le projet des"1000 vaches" ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
13-11-2013

Où en est le projet des "1000 vaches" ?


Le Préfet de la Somme a finalement donné son autorisation pour une exploitation de 500 vaches laitières. Avec la promesse de revoir ultérieurement la question. Rappelons que les fumiers générés par l'exploitation devaient être méhanisés et que ce projet, selon son promoteur (un industriel des travaux publics), devait aider la filière locale en abaissant le coût du lait. Le promoteur se gardait, toutefois, de signaler qu'une bonne partie de la rentabilité de l'étable était basée sur le surcoût payé par les usagers de l'électricité, c'est-à-dire vous et moi !

Le Ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, est embarrassé : cet équipement ne correspond pas à son modèle mais il n'y peut rien car la procèdure est légale. C'est à voir. Le tribunal administratif, en tout cas, a été saisi. Le MNLE, qui s'est joint à l'action, a suggéré au Ministre de saisir son collègue de l'environnement pour modifier la tarification publique de l'achat de l'électricité. La puissance publique n'est pas sans moyen, en effet : c'est bien elle qui oblige EDF à acheter cette énergie, et cela, sur la base d'une grille tarifaire définie par le gouvernement. Pour contraindre très fortement le projet et le rendre quasiment impossible, il suffirait donc d'une simple disposition concernant la performance énergétique de l'équipement : asseoir la garantie d'achat sur un rendement global d'au moins 70 %, l'auto-consommation n'étant pas prise en compte. L'aide publique encouragerait alors un mieux-disant environnemental. Que les choses soient claires : nous tenons à démontrer que le Ministre n'est pas sans biscuit, mais sans approuver, pour autant, la logique du projet.

L'association locale qui agit contre le projet vient d'organiser, avec succès, une nouvelle manifestation. Elle demande un moratoire tant que la justice administrative n'aura pas tranché. Elle demande également un ajustement de la législation. Le lecteur trouvera son appel sur le site du MNLE.

Rappelons que le MNLE milite pour des agricultures écologiquement intensives dans lesquelles l'élevage puisse jouer son rôle. Cette intégration culture-élevage a du sens : la qualité du lait a un prix, tout comme le travail de l'éleveur.

C'est donc bien la filière dans son ensemble qu'il s'agit de réformer. Une réforme qui suppose que le consommateur soit introduit dans l'équation. Il faut passer de la rente et du profit à la satisfaction des besoins en respectant l'homme et la nature. Les problématiques liées à une autre façon de produire et de consommer formeront le sujet de la prochaine université d'été du MNLE.

 

François Cosserat    

 
 
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