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Edito du numéro 114 : Energie : La Cour des comptes tire la sonnette d'alarme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MNLE   
27-02-2014

Energie : la Cour des comptes tire la sonnette d'alarme


L'Assemblée Nationale a demandé un rapport à la Cour des comptes au sujet de la politique de la transition énergétique. Le document remis le 15 janvier déplore une absence de pilotage, une importance trop grande accordée aux énergies renouvelables aux dépens des actions de maîtrise de l'énergie, notamment dans l'agriculture et les transports. Nous ne disons pas autre chose quand nous réclamons des politiques publiques fortes autour des priorités suivantes : confort thermique du parc ancien, mobilité quotidienne, production électrique sans énergies fossiles carbonnées, développement économique à partir de ressources renouvelables.

Notre approche s'appuie d'abord sur la satisfaction des besoins. Sortir de la compétition, c'est refuser que la logique dominante soit la recherche du profit au détriment du travail et la nature. A ce propos, la loi de modernisation de l'agriculture qui vient de passer à l'Assemblée Nationale peut ouvrir d'autres horizons si les modifications agronomiques sont bien incluses dans une vision de circuits courts, de diversification, d'efficacité et de reconnaissance de la valeur du travail. La question de fond est celle du pilotage de ces transformations. S'il n'y a pas de volonté politique forte, la compétition mondiale finira par laminer l'agriculture paysanne. C'est donc sur le terrain social que les problèmes se posent et que des solutions peuvent être trouvées. Le diktat économique pousse inexorablement à la diminution des salaires, à une intensivité toujours plus forte des moyens de production. Les impacts sociaux et environnementaux sont de plus en plus insupportables.

Le pacte de compétitivité du Président Hollande est de fait un aveu d'allégeance à cette organisation économique. Il exprime une impuissance à poser autrement et sur le fond les problématiques de production et de développement solidaire.

Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Si Hollande baisse les bras, les forces qui rêvent d'autre chose existent, sont en mouvement et doivent l'être plus encore. Les élections municipales sont sans doute une occasion pour hausser le niveau de la riposte. L'essentiel est de partager des envies et de créer les conditions d'un développement réel et concret d'autres modèles de production et de consommation, de faire mieux vivre les services publics. En d'autres termes, d'autres voies existent que celles du réformisme social-démocrate, de sa contestation dans la rue et dans les urnes, même si elle est bien dans la panoplie des moyens légitimes.

 

François Cosserat    

 
 
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