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Edito du numero 97 (Oct 08) - Grenelle: une révolution écologique manquée? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jean Louis BORLOO présente le bonus-malus et de manière plus globale les taxes écologiques, comme des clefs de l’ouverture de la révolution écologique de l’économie. Ce n’est qu’un nouveau refrain d’une vieille théorie de la règle du pollueur – payeur. Ce qu’on sait moins c’est que Pigou, son inspirateur, était aussi le chantre de la baisse des salaires pour diminuer le chômage.

Toutes ces vieilleries prônent la hausse du prix pour orienter le comportement de l’acheteur. Le bonus–malus prévoit, il est vrai, une diminution de certains prix. C’est sans doute la moins perverse.

La Responsabilité Elargie du Producteur (REP) fait également partie de la même famille de dispositifs qui agissent sur l’offre de produits avec des mesures de sanctions fiscales, économiques ou administratives. La liste s’allonge de mois en mois. Saluons aux passages les certificats d’économies d’énergie, les droits d’émissions de carbone...

Globalement il s’agit de verdir le produit, d’ouvrir de nouveaux marchés, de punir ceux qui ne suivent pas la tendance. Certes la menace du père Fouettard peut avoir une efficacité. En général elle atteint les plus faibles. Le renchérissement de la vie en est une manifestation.

On trouvera dans ce numéro une analyse des mesures sur Grenelle sur le logement. Elles sont dans la veine précédente et compte en particulier sur la hausse du coût de l’énergie pour rendre supportable une nouvelle augmentation du coût global du logement.

Ce serait simple si le changement climatique pouvait être maîtrisé avec une sorte de jeu de Monopoly de taxes. S’agissant de l’automobile, il ne s’agit pas seulement de verdir son moteur à explosion mais de replacer son utilisation dans une bonne expression des besoins collectifs et individuels. Editer des normes obligatoires pour les constructeurs et donner les moyens d’adapter l’urbanisme et les transports aux modes alternatifs à l’auto est sans aucun doute plus efficace qu’une taxe. En d’autres termes il ne s’agit pas seulement de verdir des produits mais de mieux satisfaire les besoins sans oublier personne. Ce n’est pas l’objectif du Grenelle où le social a été généralement passé sous silence.

 

François COSSERAT

Président du MNLE

 
 
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